3 questions à Jean-Marie SCHLÉRET, président du CNCPH

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1. Qu’est-ce que le CNCPH, quelles sont ses missions ?

Le Conseil national des personnes handicapées existe depuis 1975, mais ses missions ont été redéfinies par la loi en 2002. Elles ont toutes pour objectif de faire participer les personnes handicapées aux politiques qui les concernent.

Le Conseil réunit des représentants de toutes les grandes associations, des parlementaires, des représentants de la plupart des ministères et les partenaires sociaux.
Mais, au-delà de son statut réglementaire et des missions que lui a confié le législateur, le CNCPH joue aujourd’hui un rôle particulièrement important, dans le contexte de la mise en œuvre de la loi de 2005 : c’est un carrefour, un lieu d’échanges et de débats sur toutes les questions de société qui intéressent les personnes handicapées. Il se veut à la fois le gardien des principes fondateurs de la loi, le témoin actif et vigilant de sa mise en œuvre mais aussi une force de proposition pour aller encore plus loin, pour suivre l’évolution des besoins des personnes handicapées et contribuer à l’imagination des réponses les plus adaptées aux exigences de leur participation à la société d’aujourd’hui et de demain.


2. Quel est le rôle du « groupe métiers » du CNCPH ?

C’est un groupe de travail qui, au sein du CNCPH, est chargé de répondre à ce que demande la loi en matière d’évolution des métiers et des qualifications. C’est l’article 79 de la loi du 11 février 2005. Concrètement, ce groupe doit proposer un « plan des métiers », qui permette d’abord de faire évoluer les métiers existant pour qu’ils répondent mieux aux besoins actuels des personnes handicapées. Mais il doit également suggérer la création de « nouveaux métiers », à partir de l’analyse de fonctions émergentes, notamment dans cette logique d’accompagnement de l’autonomie que la loi encourage.

3. Pourquoi le CNCPH s’intéresse-t-il au projet de I=MC² ?

La réflexion que l’association I=MC² conduit porte sur l’invention de nouvelles qualifications professionnelles venant en complément ou à la place des métiers traditionnels du secteur médico-social. Il y a deux choses dans ce projet qui intéressent le « groupe métiers » : d’une part c’est l’idée que les personnes handicapées ont le droit de trouver, autour d’elles, des professionnels compétents et qualifiés et, de plus, spécialisés dans les formes particulières de leur handicap ; et d’autre part, c’est le projet, très nouveau et très original, de créer une véritable école « inter-métiers » de l’accompagnement des personnes handicapées. Nous pensons que le travail du CNCPH peut avancer grâce à des contributions comme celle-ci, des contributions très spécifiques mais qui peuvent aboutir à des solutions ou des formules tout à fait transposables, sous certaines conditions, bien sûr, à d’autres types de handicaps. C’est comme cela qu’on avancera, à partir des idées concrètes d’associations proposant des solutions innovantes et généralisables.

Jean-Marie SCHLÉRET, Président du CNCPH