Samedi
26 septembre à 9 heures, l'émission de Jean-Louis Faure « SCIENCE &
CONSCIENCE » est consacrée à l'ouvrage Handicap et accompagnement,
Nouvelles attentes, nouvelles pratiques (Dunod éditeur).
Reduffusions :
Jeudi 1er octobre à 13 heures.
Possibilité
de télécharger l'émission sur : www.vivrefm.com rubrique ARCHIVES
AUDIO
Fréquence
en région parisienne : 93.9
HANDICAP et ACCOMPAGNEMENT, Nouvelles attentes, nouvelles approches
C’est le titre du Livre blanc de l’accompagnement dont la rédaction a été entreprise à la suite du premier séminaire de I=MC² Qu’est-ce que l’accompagnement ?
Le but de cet ouvrage est d’abord de faire le point sur la notion d’accompagnement : d’où vient ce mot ? pourquoi est-il à la mode ? à quel type de pratiques renvoie-t-il ? Les auteurs proposent ensuite un ensemble de définitions de l’accompagnement et du type de relations qu’il appelle entre les professionnels et les personnes en situation de handicap. Enfin, est posée la question de la formation : peut-on apprendre à accompagner et en quoi pourrait consister cet enseignement ?
Les trois auteurs ont placé leur travail dans la perspective du
chantier ouvert par I=MC² qui a pour objectif la création d’une
maquette de formation aux pratiques d’accompagnement des personnes en
situation de handicap : Henri-Jacques Stiker avait dirigé le séminaire
de mai 2008, Olivier Huet est membre du comité d’enseignement et José
Puig est directeur de l’association. Pascal Jacob, président de I=MC²,
a signé la préface.
L’ouvrage est disponible en librairie depuis la fin du mois de juillet. Il peut également être commandé directement à l’éditeur DUNOD.
DEUX NOUVELLES LICENCES PROFESSIONNELLES POUR L'ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP
Une Licence professionnelle « Santé, spécialité Management
des services d'accompagnement aux personnes handicapées et/ou dépendantes » vient
d'être nouvellement habilitée. Les premiers étudiants de cette filière sont en
cours de recrutement. C'est notamment le résultat d'un travail de coopération
entre l'Université de Marne La Vallée et I=MC² commencé en 2008. Cette formation
sera ouverte aux salariés en formation continue et aux apprentis. Les
titulaires de cette nouvelle licence seront capables de lier les problèmes de
la santé, du handicap et de la dépendance à l'analyse des perspectives
institutionnelles et organisationnelles des établissements et services
médico-sociaux. Leur formation théorique, très pluridisciplinaire, leur
permettra de connaître les différents acteurs soignants et non soignants
susceptibles d'intervenir dans le cadre des institutions et établissements
médicaux sociaux et d'orienter les patients et les familles vers les acteurs
concernés. Ils seront aptes à résoudre des problèmes liés à l'accès aux droits
sociaux et y répondre. Dans les fonctions de cadre responsable de services
d'accompagnement ou d'aide à la personne qu'ils occuperont, ils offriront la
garantie d'une double compétence de gestionnaire et de technicien, spécialistes
à la fois des techniques de gestion et de management et des publics pris en
charge dans ces services.
Responsable pédagogique de la formation :
Lydie
PHAM, professeur à l'Institut Francilien d'Ingénierie des services, Université
de Paris Est Marne La Vallée www.univ-mlv.fr
La licence professionnelle « Accompagnant de personnes avec
autisme et troubles apparentés » pilotée par l'Institut de Psychologie de
l'Université Paris Descartes est une formation universitaire innovante qui
débouche sur une activité professionnelle nouvelle. Débutant en septembre 2009,
elle a pour objectif général de former d'une part en formation initiale, 30
étudiants ayant fait 2 années d'étude de psychologie ou dans les disciplines
proches comme les sciences de l'éducation, la pédagogie ou celles relatives à
la santé et d'autre part en formation continue 5 professionnels, à un nouveau
métier qui concerne l'intervention auprès de personnes avec autisme et graves
handicaps de développement. Ce nouveau métier consiste à accompagner soit des
enfants et adolescents avec autisme et troubles envahissants du développement à
domicile, à l'école, au collège et au lycée afin de leur permettre de
bénéficier d'une scolarisation, soit des adultes avec ces mêmes types de
handicaps dans les entreprises pour leur permettre d'exercer un métier. Cette formation spécifique à l'accompagnement de personnes
avec autisme qui est très demandée par les étudiants notamment par ceux de
psychologie, devrait enfin permettre aux institutions d'éducation en milieu
ordinaire ou en milieu spécialisé, aux familles, aux entreprises de trouver un personnel tout à fait adapté aux besoins d'accompagnement de ces
personnes qui ont des particularités et des troubles du développement si
complexes.
Pr. Jean-Louis ADRIEN, Institut de Psychologie, Laboratoire de Psychopathologie et
de Neuropsychologie Cliniques, Université Paris 5 Descartes
Paralysie cérébrale (PC) disent les uns, car c'est la seule terminologie qui vaille au niveau
international. Infirmité motrice
cérébrale (IMC) réclament les autres, car c'est une dénomination
française historique plus précise et qui permet en particulier de se distinguer
de l'Infirmité d'origine
cérébrale (IMOC). Et pourquoi pasParalysie cérébrale infantile, proposent certains en pensant à
l'usage italien ? Ou encore Porteur
de séquelles d'une lésion cérébrale infantile... Le débat est vif entre
les professionnels. Faut-il spécifier davantage les définitions en multipliant
les sous-catégories : Polyhandicap,
Maladie de Little, Hémi- ou quadriplégie, dystonie, etc. ? Ou convient-il
au contraire de trouver une appellation large et très générique, comme Handicap moteur ?
Mais lorsqu'on aborde la
question avec les personnes concernées elles-mêmes, l'unanimité est tout aussi
difficile à trouver : « Nous ne voulons pas être des paralysés et encore moins des paralysés du cerveau »,
plaident les uns. « Vous préférez rester des infirmes ? » répliquent les autres. Certains veulent
bien avoir une paralysie, mais
refusent d'être des paralysés...
Au-delà des querelles de
chapelles et des enjeux que tous perçoivent, le débat est important. D'une
part, la façon dont on désigne les personnes qui sont atteintes du même type de
pathologie a une importance décisive pour l'image et la notoriété du type de
handicap que cette pathologie entraîne. Mais d'autre part, les personnes en
situation de handicap acceptent de moins en moins d'être désignées par des
catégories médicales définies sans qu'elles soient consultées.
Quel nom faut-il se donner
pour être identifié dans la réalité de ce qu'on vit ? Mais comment éviter
que ces appellations soient réductrices, stigmatisantes, voire porteuses de
discrimination ?
Marcel
Nuss et Pierre Ancet ont dialogué librement sur le thème de la dignité
et de l'accompagnement lors de la soirée d'ouverture du deuxième séminaire de
I=MC², le 9 juin dernier, dans le Grand Amphithéâtre du Jardin des plantes.
Dignité et humanité, technicité et tact, autonomie et sécurité, intimité et
respect mutuel : étonnamment concrets, ces mots ont émaillé les échanges
entre le philosophe universitaire et le philosophe qui tire sa sagesse de son
expérience vécue et réfléchie.
Le lendemain, 10 juin, c'est dans la Grange du
Château de Chessy que se sont réunis l'ensemble des contributeurs de l'appel à
projets 2008-2009 et les membres du comité d'enseignement. La journée de
travail a permis un tour d'horizon des contenus déjà apportés par chacun à l'œuvre
commune et de dessiner les compléments que le deuxième appel à projets devra
permettre de recueillir.
Mais cela a surtout été l'occasion d'amorcer un
dialogue fertile sur la façon d'assembler ces éléments d'origines diverses et
de formes variées. A tous, la nécessité d'une cohérence pédagogique est apparue
comme primordiale pour réussir l'invention d'une véritable formation aux
pratiques d'accompagnement.
Cette cohérence, cette unité restent encore
largement à construire. Une piste de travail originale a commencé d'être
explorée au cours du séminaire : elle consiste à imaginer une bibliothèque
de cas complexes dans laquelle les formateurs viendraient chercher la matière à
des approches multidisciplinaires des grands thèmes liés au handicap et qui
pourraient se prolonger par une très grande diversité d'enseignements. Ainsi
mise en cohérence, cette variété de contenus organiserait méthodiquement et
progressivement l'apprentissage de l'art d'accompagner. A suivre !
"Il me semble (...) que, pour discourir sur les sciences humaines, l'érudition pure ne peut suffire, et qu'une expérience vécue, profonde et diverse, constitue l'indispensable substrat de la connaissance authentique de notre espèce : il n'est que de vivre pour se convaincre que les événements 'vécus' sont la clé des événements 'observés'. (...) La plupart des hommes ne connaissent et ne comprennent que ce dont ils ont fait, personnellement et très minutieusement, l'apprentissage. La réciproque est vraie aussi, et pour chacun, pour bien se connaître il faut apprendre à considérer sa propre existence avec des yeux étrangers." Germaine Tillion, 'Fragments de vie' (Editions du Seuil 2009)
L'accompagnement d'une personne handicapée n'est pas chose simple : il ne se réduit pas à la définition et à l'addition de pures techniques professionnelles. Il suppose l'engagement des uns (les personnes handicapées) et des autres (les professionnels de l'accompagnement) dans un projet commun, sur un horizon de valeurs partagées. Pour progresser dans cette recherche de l'accompagnement juste, I=MC² organise un dialogue entre deux penseurs, un philosophe universitaire et un savant du handicap vécu autour de la notion de dignité.
Alors que les dossiers de l'appel à projet 2008 sont en cours d'écriture, le projet de formation de I=MC² évolue. La silhouette générale de la formation reste centrée sur un objectif de qualification à l'accompagnement des personnes en situation de handicap situé entre les formations initiales et les éventuelles spécialisations par la voie de la formation continue.
Cliquez sur l'image pour voir le schéma en plein écran (format pdf).
Les contenus des différentes unités de la formation se précisent et s'enrichissent.
Cliquez sur l'image pour voir le schéma en plein écran (format pdf).
Mais cette représentation ne décrit pas le
processus pédagogique de cette formation : il ne fait que dresser une liste encore provisoire des compétences à valider au terme de ce processus.
Il reste donc encore un important travail à fournir. Ce sera notamment l'objet du séminaire qui réunira les 9 et 10 juin prochain les membres
du comité d'enseignement et les différents contributeurs de l'appel à projets 2008. Juste avant de lancer le nouvel appel à projets 2009.
SYDNEY, CAPITALE DE LA PARALYSIE CEREBRALE
La troisième conférence internationale de la paralysie cérébrale vient de se clore ce samedi 21 février à Sydney (Australie). Il est bien sûr impossible de dresser un bilan de cette manifestation ayant réuni plus de 1300 participants venus du monde entier, tant étaient grandes l'abondance, la diversité et la richesse des quelques 20 conférences plénières mais surtout des innombrables sessions thématiques de conférences simultanées, des dizaines d'ateliers et autres séminaires, comptes rendus d'expériences et de recherche, communications par posters, etc. Sans parler des rencontres informelles entre les séances qui fournissent l'occasion précieuse d'avoir des informations de première main sur des approches, des pratiques et des recherches originales et propres à chaque pays.
L'Australie s'est distinguée, dans cette manifestation, à la fois par
la parfaite qualité de l'organisation de ce grand congrès et par un
investissement massif des professionnels australiens venus de tous les
points de cet immense pays et qui ont fait partager leur expérience de
la paralysie cérébrale, exceptionnelle par
son ancienneté, son niveau de qualité et ses habitudes de collaboration entre les acteurs du soin,
du social, de l'éducation et de très nombreuses universités.
Travailler en milieu ordinaire : la galère et la joie, le stress et la débrouille…
Depuis le 10 mars 2008, Emmanuelle Berthe et
Mélanie Robin travaillent au secrétariat de I=MC².
Ces jeunes femmes sont
toutes deux atteintes d'infirmité motrice cérébrale. Toutes deux résident au
centre de vie PASSErAILE, toutes deux
possèdent un diplôme professionnel et vivent à cette occasion leur première
expérience d'emploi à mi-temps en milieu ordinaire.
Elles ont souhaité décrire
ce qu'elles ont vécu, les questions qu'elles ont eu à résoudre, les angoisses,
les difficultés et aussi les satisfactions qu'elles connaissent depuis cette
date qui a introduit, dans leur vie, un changement considérable.
Vous pouvez télécharger les 2 articles au format PDF en suivant les liens ci-dessous:
A l'invitation de la Région Île de France, i=MC² a été présent au Salon AUTONOMICqui s'est tenu à Paris, Porte de Versailles, du 11 au 13 juin.
Le 11 juin, lors d'une conférence organisée par la Région et présidée par Madame Elisabeth Gourevitch, vice-présidente du Conseil régional et présidente du Conseil consultatif régional des personnes handicapées (CRCCH), Pascal Jacob a eu l'occasion de présenter le projet de i=MC². Cette intervention s'insérait dans le panorama des diverses actions en faveur des personnes handicapées conduites ou soutenues par la collectivité régionale dans des domaines aussi divers que le transport, la prévention, l'accès des jeunes handicapés à l'apprentissage, etc.
Le 13 juin, c'est sur le stand de la Région que i=MC² partageait ce jour là avec les animateurs du CRCCH que les nombreux visiteurs du Salon ont pu trouver information et documentation sur le projet de formation des professionnels à l'accompagnement des personnes handicapées proposé par i=MC².
Dans la presse
LE FIGAROMercredi 11 juin 2008
Accompagnement des infirmes moteurs cérébraux : vers un nouveau modèleL'établissement PasseRaile qui héberge 45 jeunes infirmes moteurs cérébraux, fait figure de référence.
A quelques encablures de Disneyland Paris, dans un établissement moderne niché dans la commune de Magny-le-Hongre, le centre PasseRaile, un établissement qui héberge 45 jeunes infirmes moteurs cérébraux (IMC), fait figure de structure d'accueil « modèle ». Inauguré par l'ancien ministre de la Famille Philippe Bas en 2006, PasseRaile est appelé à être reproduit dans tous les départements. Cer le centre propose une nouvelle approche du handicap en permettant à des jeunes gens qui ont toujours été assistés de faire l'apprentissage de l'autonomie. Un chemin ardu mais accessible pour els infirmes moteurs cérébraux - ils sont 1250 000 en France - qui souffrent d'une mobilité réduite mais dont les capacités intellectuelles sont souvent préservées.
« Leur projet de vie est au cœur du dispositif. Sans projet, personne n'a envie de se réveiller le matin, résume Pascal Jacob, vice-président de PasseRaile, père de deux enfants IMC et initiateur du centre. Les personnes IMC qui bénéficient d'un accompagnement adapté peuvent parfaitement s'incérer dans la société. » Pour ce, chaque pensionnaire dispose d'un studio individuel, équipé d'un coin cuisine et d'une salle de bains adaptée pour apprendre à vivre sans papa et maman. Ils y apprennent à gérer seuls leur emploi du temps et à se débrouiller dans la vie de tous les jours : laver leur linge, cuisiner, faire leurs courses, compter leur argent... Des gestes qui peuvent tourner à l'épreuve de force pour les résidents bridés dans leurs mouvements. Grâce à cette préparation, certains pourront trouver un travail et quitter le centre pour s'installer dans l'un des appartements mitoyens au centre.
« L'accompagnement sur mesure »
Une indépendance qui semble séduire nombre de pensionnaires même si ce « grand saut » leur fait un peu peur. C'est le cas de Guillaume, 24 ans, qui, grâce à sa formation d'infographiste et après avoir mis en page un livre de référence sur PasseRaile, s'est fait embaucher à mi-temps par un imprimeur. « Avant de partir, je dois encore faire des efforts pour mieux organiser ma vie courante » estime le jeune homme qui a pris le parti de rire de son désordre. Son camarade Arthur, lui, n'envisage pas de s'installer seul. « Je veux continuer à vivre ici. On est une famille. »
Ses envies seront respectées puisqu'il ne s'agit pas de mettre les jeunes à la porte. D'autres s'émancipent autrement, comme Benoît et Gisèle, récemment élus conseillers municipaux à Magny-le-Hongre pour la plus grande fierté du centre.
« L'accompagnement sur mesure des résidents de PasseRaile requiert la présence de personnel médico-social qualifié. Or, les professionnels font cruellement défaut ». souligne Pascal Jacob. Pour combler ces manques, ce dernier travaille désormais avec l'association I=MC² à la création d'un centre de formation pilote aux métiers de l'encadrement des handicapés. La mise en place d'un enseignement destiné à rendre le métier plus attractif et à donner accès à des gratifications de salaires verra le jour en 2009 à l'université de marne-la-Vallée.
A.L.
Sur quoi s'appuyer ?
Film réalisé par Alain CASANOVA – Documents pour l’Intégration et le Développement.
Chloé et Éric ont trente ans. Ils vivent depuis leur naissance avec une paralysie cérébrale. Ils ont fait le choix de vivre chez eux, de travailler, de s’insérer au mieux dans la vie ordinaire. Ils décrivent , souvent avec bonne humeur, l’organisation de leur quotidien, les risques qu’ils prennent, l’isolement qu’ils ressentent, les difficultés. « Sur quoi s’appuyer ? » quand on choisit la vie autonome, demandent-ils. Autrement dit : qui peut nous accompagner ? et comment ?
Ce document de 18 minutes a été réalisé à l’occasion du séminaire organisé par I=MC² les 13 et 14 mai 2008 et projeté en ouverture des travaux.
-------
AVERTISSEMENT : Dans un passage du film, Eric PIQUE dit : "Le seul problème, c'est les relations avec les collègues.". Il souhaite préciser le sens de cette phrase tronquée par le montage : la difficulté vient du fait que la présence permanente de l'auxiliaire de vie de Eric PIQUE fausse ses relations avec ses propres collègues.
Depuis plus de cinquante ans, des parents d’Infirmes moteurs cérébraux ont créé des associations pour faire reconnaître la spécificité de ce handicap. Ces parents fondateurs ont tout inventé, les services et les établissements Ils sont ainsi devenus gestionnaires pour répondre aux besoins de leurs enfants.
Un nouveau métier dans le médico-social, est-ce bien utile ?
Gérard SAUZET, directeur du Centre de vie PASSErAILE
Le terme même de médico-social montre combien les acteurs doivent prendre en compte la complexité de ce secteur. En effet, nous sommes dans le champ du médical sans être dans le sanitaire, nous sommes dans le champ du social en devant intégrer les besoins de soins.
A paraître aux éditions Dunod : Le Livre Blanc de l’Accompagnement
A la suite du séminaire, dont les travaux ont été conduits par Henri-Jacques STIKER, un Livre Blanc de l’accompagnement sera prochainement publié aux éditions Dunod sous sa direction.
Cet ouvrage reprendra la plupart des interventions des 13 et 14 mai ainsi que d’autres contributions.
3 questions à Jean-Marie SCHLÉRET, président du CNCPH
1. Qu’est-ce que le CNCPH, quelles sont ses missions ?
Le Conseil national des personnes handicapées existe depuis 1975, mais ses missions ont été redéfinies par la loi en 2002. Elles ont toutes pour objectif de faire participer les personnes handicapées aux politiques qui les concernent.
Le Conseil réunit des représentants de toutes les grandes associations, des parlementaires, des représentants de la plupart des ministères et les partenaires sociaux. Mais, au-delà de son statut réglementaire et des missions que lui a confié le législateur, le CNCPH joue aujourd’hui un rôle particulièrement important, dans le contexte de la mise en œuvre de la loi de 2005 : c’est un carrefour, un lieu d’échanges et de débats sur toutes les questions de société qui intéressent les personnes handicapées. Il se veut à la fois le gardien des principes fondateurs de la loi, le témoin actif et vigilant de sa mise en œuvre mais aussi une force de proposition pour aller encore plus loin, pour suivre l’évolution des besoins des personnes handicapées et contribuer à l’imagination des réponses les plus adaptées aux exigences de leur participation à la société d’aujourd’hui et de demain.
I=MC² : une bonne équation pour la formation des professionnels de l’accompagnement des IMC/PC
Il y a aujourd’hui en France 125.000 personnes touchées par la paralysie cérébrale ou l’infirmité motrice cérébrale. Toutes sont « handicapées ». Mais chacune de ces personnes a une vie différente, des difficultés et des besoins qui lui sont propres et sa situation évolue selon les périodes de sa vie et en fonction de ses projets personnels.